Les points de départs.

Alors en avant-avant-avant-première, voici les premiers traits de la suite des aventures d’Helena Von Krasptz. Bande de veinards. On comprends rien ? Normal.

Bon, en fait, j’ai un peu plus avancé que ça, mais je m’étais dit que ça pourrait être sympa de compiler les premières esquisses des premières planches de chaque aventure d’HVK. Comme ça, pour voir.

Je suppose que chacun a sa méthode pour commencer, que certains notent tout, font des fichiers Word, remplissent des carnets avec des croquis de tel personnage, tel lieu etc… J’ai un peu tout essayé, à vrai dire. Mais ce qui me convient le plus c’est l’approche directe. Bon évidemment, vous l’avez vu, je fais des croquis, des trucs en 3D, mais finalement, ça commence jamais par là. Ça commence toujours par un découpage. En plus, ça me permet de changer des choses en cours de route (vous pourrez constater qu’il y a des micro changements entre les planches terminées et les esquisses), et donc de pas m’ennuyer.

Il faut bien commencer quelque part et, finalement, il y a quelque chose d’assez urgent dans le fait de poser un visuel sur une idée. La première esquisse sera recouverte des étapes successives ultérieures, par sédimentation. Photoshop, de ce point de vue est un outil génial, avec les calques qui se superposent.

Bon, du coup, voilà le reste, dans l’ordre (vous pouvez cliquer sur les images pour voir les planches finalisées).

Pour chaque histoire, le première étape sera de voir si l’idée que j’ai en tête tient sur la planche (et sur combien de planches), si le rythme est correct, si les angles de vue seront pas trop chiants (à lire), si le texte est bien reparti et découpé.

Je suppose qu’il y a différents points de vue sur la question de ce qui vient en premier, du texte ou du dessin. Pour moi, et je pense pas être le seul dans ce cas-là, ça vient en même temps. Une BD, c’est du texte et de l’image, à aucun moment l’un doit être soumis à l’autre. Le dessin de la BD n’illustre pas un texte. Et un texte qui raconte ce qu’il y a dans l’image, je trouve ça bête. En revanche quand le texte apporte des choses qui ne sont pas dans l’image et vice-versa, le récit prend une dynamique beaucoup plus intéressante, qui justifie l’existence de la BD, un va-et-vient, un dialogue constant entre ces deux éléments.

Alors dans l’esquisse du découpage, c’est tantôt le texte, tantôt l’image qui va décider de la forme et de la position de la case, le tout étant de trouver le juste équilibre. Une fois que cet équilibre est trouvé, je peux continuer et entamer le reste du boulot. Cette phase d’esquisse est sans doute la plus courte, mais c’est aussi la plus incertaine, celle où je peux réellement bloquer, renoncer à une histoire complète, ce genre de choses. Le reste, généralement, ça passe tout seul.

Je tâcherai de montrer pas-à-pas le développement de l’épisode 6 de HVK, en essayant de pas trop en montrer quand même. Ha oui, et puis, pour les plus observateurs ou ceux qui auront lu mon pavé en entier: vous pouvez remarquer que le découpage de la première planche de l’épisode 5 (celui après « ARM-4000″, dans laquelle j’ai supprimé les indications de texte pour ne pas spoiler) reprend à l’identique le découpage de la toute première histoire. Il y a une raison à cela, je vous laisserai la découvrir sur 30JoursdeBD… (c’est à dire en Avril)

Pour la prochaine fois, moins de texte, plus d’image. Promis.

5 Commentaires à “Les points de départs.”

  1. Philgreff 20. fév, 2013 à 17:02 #

    je fais exactement de la même manière que toi pour la première étape! C’est après, pour la réalisation finale, qu’il y a une grande différence entre ton travail très abouti et le mien qui sent encore le brouillon ! ;)

  2. gloobulus 21. fév, 2013 à 10:44 #

    Des cases ! c’est cool !!!! lol
    Non en vrai c’est intéressant de voir comment tu travailles !

  3. MC 22. fév, 2013 à 12:22 #

    Merci !
    Bon je prétends pas avoir inventé la poudre de la BD, hein. Je prends juste le pari de décrire précisément les étapes, d’autant qu’il y a énormément de choses que je ne connais pas. Je n’ai compris que récemment à quoi servait la table lumineuse chère à tous les dessinateurs BD par exemple.

    > Philgreff: Brouillon ? T’es sérieux ? On n’est pas dans le même registre graphique, ok, mais je trouve ton travail au contraire très abouti et cohérent.

  4. tewoz 22. fév, 2013 à 17:21 #

    Je ne fais plus de BD depuis quelques temps maintenant, je me contente de strip sur 3 cases, essentiellement parce que je n’ai plus le temps, mais à l’époque, j’avais des scènes précises qui me venaient en tête, images et dialogues en même temps que j’essayais de retranscrire.

    Aujourd’hui pour les strips sur 3 cases, la méthode reste la même, l’idée forte (le « gag ») me vient en tête et avant tout dessin je l’articule au mieux pour qu’il tienne en 3 cases, ensuite je le dessine et là je regarde s’il fonctionne toujours.

    Dans tous les cas, merci de nous livrer tes secrets de fabrication. ;)

  5. MC 22. fév, 2013 à 20:39 #

    De rien ^^
    Mais mon point de vue sur la question, c’est justement qu’il n’y a pas de secret. Enfin, se cramponner à des « secrets de fabrication », ça n’a pas vraiment de sens.

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